Lio's blog

Blog pour apprendre comment louper ses gâteaux, comment bien se foutre de sa propre tronche, et aussi un peu de celle des autres...*Quelques créations* Et surtout, blog formellement interdit aux profs d'SVT !

17 janvier 2009

Comment éviter le rendez-vous suivant ?

Il existe plusieurs raisons pour lesquelles une relation peut se ternir et je ne vais pas toutes les énumérer. Le fait est que parfois un rendez-vous peut paraître tout à coup aussi attirant que de d'admirer un cadavre à la morgue. Voici donc quelques idées qui devraient vous aider à vous en sortit la prochaine fois que vous voulez échapper à un éventuel prochain rendez-vous galant.
Souvent, la sensation désagréable que tout va mal vous saute aux yeux pendant un rendez-vous et ce peut être le bon moment pour mettre votre plan à exécution. Je présuppose ici que vous n'appréciez pas le jeune homme en question et que vous ne le reverrez jamais. Il n'y a donc pas de place pour les tergiversations et excuses : vous devez être prête à l'achever. Prenez exemple sur le tueur à gage qui ne refuse jamais un contrat, et faites en sorte que ce soit lui qui vous laisse tomber. Pour arriver à vos fins, faites de vous-même la femme la plus insortable, en devenant totalement désagréable et ignoble.

dessin
°°° Dessin °°°

INSTRUCTIONS
* Si vous êtes déjà au restaurant, mouchez-vous dans la nappe.
* Buvez trop et commencez à crier.
* Pincez les fesses de tous les hommes à portée de main (les serveurs sont parfaits).
* Commandez le plat le plus cher de la carte avec du champagne et n'y touchez pas.
* Ayez un rire sardonique et un tique étrange.
* Faites des clins d'œil aux autres homme et payez-leur à boire avec sa Carte Bleue.
* Exigez qu'il choisisse sur-le-champ entre sa mère et vous, ou bien encore entre le sport et vous.
* Portez une jupe qui vous arrive aux genoux avec des mi-bas.
* Arrêtez de vous épiler les jambes.
* Arrêtez de vous laver les cheveux.
* Étalez votre maquillage grossièrement.
* Ayez des opinions extrêmement tranchées.
* Mettez-vous à fumer des cigares cubains.
* Arrêtez de vous brosser les dents.
* Portez un survêtement en nylon avec une phrase tendancieuse.
* Arrêtez de vous changer.
* Commencez à roter bruyamment en public.
* Appelez ses amis pour les inviter à sortir avec vous.
* Surtout ne lui posez pas de lapin. Ce n'est pas très féminin.

> Bunty Cutler
> 211 Idées pour devenir une Fille Brillante

Le tigre et la neige

le_tigre_et_la_neigeAttilo est poète et, comme tous les poètes, c'est un grand rêveur. Chaque nuit, il fait le même rêve, celui où la femme idéale lui parle d'amour. Et voilà qu'il la rencontre, la femme de ses rêves, en chair et en os au cours d'une conférence d'un ami irakien ! Pas une minute à perdre pour la séduire. Mais Vittoria semble inaccessible et s'évapore dans la nuit.
Quand Attilo apprend que Vittoria a disparu lors de son voyage en Irak, il décide d'aller la retrouver envers et contre tout.

"Les films sont beaux quand l'idée ne vient pas d'un fait précis, mais quand il s'agit d'une véritable envie. Ce film traite des sentiments et du désir. Le protagoniste est prêt à livre son combat pour l'amour dans un pays en guerre. La guerre en Irak, aujourd'hui, c'est la représentation de tous nos cauchemars. Pour moi, ce phénomène constituait un décor idéal pour décrire la folie de cet amour, comme dans les contes d'autrefois. Le film est né d'un désir immense, faire une histoire d'amour qui fasse rire et pleurer. Il n'y a rien de plus noble que l'amour."

"Dans la séquence du check-point, entre Attilio et les soldats américains, la guerre et la poésie se côtoient. Il s'agit de deux univers tellement lointains que personne ne comprend ce qui se passe. La poésie a quelque chose de léger, c'est la grâce même, à l'inverse de la guerre. Oscar Wilde disait que la guerre symbolise une vulgarité qui naît dans le coeur même des hommes. Ici, dans le film, la vulgarité et la grâce se confondent. (...) Dans le film, la langue n'est pas un obstacle. Tout le monde parle symboliquement le même langage. Pour moi, quelqu'un qui entretient un rapport poétique avec le monde peut être compris n'importe où."

Roberto Benigni

Think about...

concentrationVous qui vivez en toute quiétude
Bien au chaud dans vos maisons,
Vous qui trouvez le soir en rentrant
La table mise et des visages amis,
Considérez si c'est un homme
Que celui qui peine dans la boue,
Qui ne connaît pas de repos,
Qui se bat pour un quignon de pain,
Qui meurt pour un oui ou pour un non.
Considérez si c'est une femme
Que celle qui a perdu son nom et ses cheveux
Et jusqu'à la force de se souvenir,
Les yeux vides et le sein froid
Comme une grenouille en hiver.
N'oubliez pas que cela fut,
Non, ne l'oubliez pas :
Gravez ces mots dans votre cœur.
Pensez-y chez vous, dans la rue,
En vous couchant, en vous levant ;
Répétez-le à vos enfants.
Ou que votre maison s'écroule,
Que la maladie vous accable,
Que vos enfants se détournent de vous.

**Primo Levi**      
**Si c'est un homme**

Quelques questions que je me pose (presque) tous les jours...

questions
(Picture)


Pourquoi appelle-t-on chocolat ce qui se vend dans le commerce (à l'occasion des fêtes) et n'en contient même pas 10 % ?


Pourquoi l'ambulance ne fait-elle pas partie des véhicules prioritaires alors qu'on se doit de lui laisser la priorité ?


Pourquoi les vieux sortent-ils toujours aux moments où les non-retraités peuvent sortir, et où ils emmerdent le plus de monde ?


Pourquoi les chèques cadeaux ne couvrent-ils quasiment que des magasins qui sont loin de chez moi ?

Pourquoi les mecs entre 20 et 35 ans se baladent-ils tous en jean et en manteau noir pendant l'hiver ?

Pourquoi, à mon âge, ma mère me donne-t-elle toujours des surnoms de gamines alors que ça fait bien 10 ans que je lui demande d'arrêter ?


Pourquoi mon ordinateur est-il si lent ?


Pourquoi m'arrive-t-il aussi souvent d'avoir l'air d'une parfaite abrutie ?


Pourquoi la justice est-elle si injuste ?


Pourquoi y a-t-il des gens qui aiment les choux de Bruxelles ?


Pourquoi les week-end sont-ils aussi courts ?


Pourquoi ne fait-il beau que quand je ne peux pas sortir ?


Pourquoi la saleté met-elle si peu de temps à s'installer alors que le nettoyage dure si longtemps ?


Et pourquoi Mickey a-t-il une culotte mais pas de T-shirt ?

Water, sacrée water

«La surfaim inclue la sursoif. Je me découvrit très vite une propriété formidable : la potomanie.
Adorer l'alcool ne m'empêchait pas de vénérer l'eau, dont je me sentais si proche. L'eau s'adressait à une autre soif que l'alcool ; si ce dernier parlait à mon besoin de brûlure, de guerre, de danse, de sensations fortes, l'eau, elle, murmurait de folles promesses au désert ancestral contenu dans ma gorge. Si je descendais un rien en moi, je rencontrais des territoires d'une aridité sidérante, des berges qui attendaient la crue du Nil depuis des millénaires. Avoir la révélation de cet étiage me donna toujours la soif de l'eau.
Les textes mystiques regorgent de soifs inextinguibles : c'est énervant, car c'est une métaphore. Dans les faits, le grand mystique buvait au creux de ses mains quelques gorgées d'une source ou de paroles divines, et puis c'était fini.
J'appris une soif qui n'avait rien de métaphorique : quand j'avais un accès de potomanie, je pouvais boire jusqu'à la fin des temps. A la fontaine des temples, là où l'eau sans cesse renouvelée était la meilleure, je remplissais continuellement la louche de bois et je buvais le miracle mille fois ressourcé. L'unique limite était ma capacité, qui était immense : on n'imagine pas ce que contiennent ces petits jerricans.
Ce que l'eau me disait était magnifique : "Si tu veux, tu peux tout boire. Il n'y a pas une gorgée de moi qui te sera refusée. Et puisque tu m'aimes tant, je te donne une grâce, celle d'avoir envie de moi tout le temps. Contrairement à ces pauvres gens qui cessent d'avoir soif à mesure qu'ils boivent, toi, plus tu me boiras, plus grand sera ton désir de moi, et plus vif ton désir à l'assouvir. Un sort fabuleux a voulu que je sois pour toi le souverain bien, et précisément celui dont l'absolue générosité te serait accordée. N'aies pas peur, personne ne viendra te dire d'arrêter, tu peux continuer, je suis ta prérogative, il est écrit que je te serais octroyée sans mesure, à toi seule qui recèles assez de soif pour me réjouir."
L'eau avait le goût de pierre de la fontaine : c'était tellement bon que j'aurais crié si je n'avais eu toujours la bouche pleine. Sa morsure glacée me tressaillait la gorge et me mettait les larmes aux yeux.
[...]
Pour moi, le temple était la fontaine, et boire était la prière, l'accès au sacré. Et pourquoi se contenter d'une gorgée de sacré quand il y a tout ça à boire ? Parmi les beautés, l'eau était la plus miraculeuse. C'était la seule que l'on ne consommait pas uniquement avec les yeux et qui pourtant ne diminuait pas. Je buvais des litres et il en restait toujours autant.
L'eau désaltérait sans s'altérer et sans altérer ma soif. Elle m'enseignait l'infini véritable, qui n'est pas une idée ou une notion mais une expérience.
Nishio-San priait sans conviction. Je lui demandait de m'expliquer la religion shinto. Elle hésita, puis sembla décider qu'elle n'allait pas s'encombrer de longs discours, et me répondit :
- Le principe, c'est que tout ce qui est beau est Dieu.
C'était excellent. Je trouvai étonnant que Nishio-San ne fût pas plus enthousiaste. Par la suite, j'apprendrais que ce principe avait élu pour suprême beauté l'Empereur, qui était plutôt moche, et je compris mieux la molesse religieuse de ma gouvernante. Mais à cette époque je ne le savais pas, et j'incorporai aussitôt ce principe, comme j'incorporais le sacré qui était l'eau.
Incorporation transitoire : de retour à la maison, je m'installais aux toilettes et je devenais la fontaine.»

eau_goutte

Vendredi : strange day

Ce jour-là, on a appris que l'un des profs d'histoire de mon lycée, monsieur Hocquellet, avait disparu...

L'une de mes amies, qui a cours avec lui, me disais que la dernière fois qu'elle l'avait vu (c'est-à-dire mardi, juste avant qu'il disparaisse), il n'était pas du tout habillé comme décrit dans le journal...
Journal où, d'ailleurs, il n'est pas précisé que le type est prof d'histoire, mais simplement que son épouse voudrait qu'il y ait une enquête.
Puisqu'il est prof d'histoire, un certain nombre de personnes doivent le connaître, mais pour ma part je ne l'ai jamais vu...

Sinon, on n'a eu que trois boulettes du prof de SVT, il doit se retenir en ce moment, c'est pas possible...

"Il faut ouvrir les oreilles !"
(C'est peut-être moi qui ne suis pas normale, mais je n'arrive pas à les fermer ^^)

"J'vous vois toute le temps les yeux dans le vide, dans le vague, y s'passe rien..."
(Et oui... Y a des fois on a l'impression que c'est le fondement d'un cours de SVT)

"Quand la vue baisse, ça s'appelle presbytie ; et quand c'est l'ouïe, ça s'appelle presbyaccousie"

(Il doit surtout avoir la presbycérébrale =D)

A un autre moment il nous sort : "Taisez-vous, je ne veux entendre que la perceuse" (à cause des travaux au lycée) et là, une fille de ma classe hurle : "PERCEUSE !"... Le pauvre prof, il en peut plus de notre classe...

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ampoule

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L'après-midi, philo...

On était en train de s'ennuyer un peu parce qu'elle nous dictait des phrases interminables (qui ont un don particulier pour que, quand on en écrit la fin, on ne se rappelle déjà plus du début), donc un type de ma classe faisait des pliages, qu'il balançait aux autres élèves, lesquels ne sont pas toujours tolérants avec ce genre d'art très particulier ^^

La prof : "Bah non, lui écrase pas sa cocotte !"
(Oui oui, j'vous jure)

Quelques instant plus tard, voulant nous apporter quelques précisions à propos de la différence entre le vivant et les objets, elle nous dit : "Quelle est la différence entre Ouafi votre chien et une peluche ?"
Un peu après, c'est l'heure de la pause, et l'un des garçons de ma classe dépose sur le bureau de la prof un chien en papier (made in l'expert en pliages).
La prof revient, elle trouve le chien et dit : "Oh, c'est mignon ! C'est Ouafi ?"

Juste un peu givrée sur les bords...

Ensuite, elle cherchait son feutre pour écrire au tableau : "Maintenant que je veux plus de craies, voilà que je ne retrouve plus mes feutres !"

Si vous voulez mon avis, elle a dû être traumatisée par l'épisode de la boîte de craies ^^

Posté par lio_s à 11:04 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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