31 mai 2009
Attitude
Chez nos profs en ce moment, il y a deux tendances très nettes :
Il y a ceux qui ont fini le programme trois plombes en avance et qui nous font faire des tonnes d'exercices et de TP...
Et il y a ceux qui ne l'auront jamais terminé et qui nous disent ou bien qu'on n'a qu'à apprendre le cours de notre livre, ou bien que ce n'est pas la peine de nous donner la fin du cours sur polycopiés puisqu'ils finiront de toutes façons à la poubelle...
On les aime ^^
Certains s'imaginent que la plupart d'entre nous avons déjà commencé nos révisions pour le Bac... Mais je ne pense pas être la seule à avoir monstrueusement la flemme =)
Bref... En attendant j'aurais bien envie de regarder un p'tit DVD =P
30 mai 2009
Memories of a bald man...
Cette semaine, j'ai croisé au moins deux ou trois fois mon prof de physique de seconde...
Bon, attendez deux secondes avant de dire que vous vous en foutez !
Bref, je continue : il n'a pas changé, il met toujours des pulls absolument hideux et ses cheveux s'obstinent à rester enterrés dans son crâne...
Quand on y pense, c'est un type assez bizarre...
Quand j'étais en seconde, vers le début du deuxième trimestre, je crois qu'il commençait à supporter de moins en moins le brouhaha incessant qui régnait dans la salle, et il nous dit :
"Je trouve qu'il y a un mauvais esprit dans cette classe !"
A ce moment du récit, on s'attend tous à ce que le prof nous sorte un feng-shui de la mort qui tue pour éloigner le mauvais esprit...
Et bien oui ! Sauf que les meubles, c'était nous -_-'
Il s'est amusé à faire changer tout le monde de place et s'est fait un petit plan de la salle sur une feuille pour que nous ne puissions pas rechanger de place...
Ça n'aurait pas été fondamentalement embêtant s'il ne m'avait pas placée précisément à côté de la personne la plus énervante et la plus puante de la classe =/
Le prof a ensuite affiché un sourire parfaitement abruti d'auto-satisfaction...
Ça ressemblait à peu près à ça :
Comment voulez-vous être psychologiquement normal après ça ??
(Et le week-end dernier je l'ai vu faire un footing avec un bouquet de marguerites dans une main et une baguette de pain dans l'autre... Je vous le dit, il doit pas être très normal ^^)
29 mai 2009
week
Ça faisait longtemps donc voici tout de suite les boulettes du prof d'SVT :
"J'arrête, de toute façon tout ce qui vous intéresse c'est d'écrire 2-3 trucs et de passer à la suite"
(Qui lui a dit que ça nous intéressait d'écrire le cours ?)
"Tous les volcans réunis ensemble"
(Comme s'ils allaient être réunis séparément -_-')
"Regardez, on va y arriver... pas encore ici... pas tout à fait encore..."
(Je crois qu'on ne va pas y arriver ^^)
"Bon, les demoiselles qui font salon là... Qu'est-ce que vous faites ?"
(Ben... Salon !)
"Où est-ce que nous sommes ? Ici."
(Mais... Il est con ou il est con ?)
"La lithosphère océanique c'est comme une pile de livres que vous bousculez et qui sont tout étalé partout"
(Avec ça on a tout compris... Je ressortirais cette définition au Bac !)
"On prend le document vingtEUdeux, on prend le document vingtEUdeux"
(Oui bah prenez-le votre document vingtEUdeux, tout le monde l'a sous les yeux à part vous et ceux qui n'en ont rien à foutre !)
"Les roches caractéré... MBLBLE non c'est pas ça"
(Je ne crois pas en effet)
"La géologie c'est comme une enquête policière"
(Waow, quel suspens !)
"J'dois pas parler tout à fait tout à fait français parce que quand je dis de regarder ici personne regarde"
(En même temps la plupart des gens n'en ont tout à fait tout à fait pas grand chose à faire)
"Ils ont subi une érosion, ils ont disparu, ils ont disparu à cause de l'érosion"
(Et ben, c'est laborieux !)
Bon voilà...
A part ça, on a passé la journée à se faire engueuler par tous les profs à l'exception de la prof d'espagnol qui l'avait déjà fait hier...
Et c'est tout =/
22 mai 2009
Great Movies
- Vous êtes plus intelligent que vous en avez l'air !
- Cela vaut mieux que d'avoir l'air plus intelligent qu'on ne l'est !
[Meurs un Autre Jour]
- Tu m'éclaires. Ce type de roucoulements, c'est prénuptial ou post coïtal ?
- Et ta connerie ? Elle est congénitale ?
[Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain]
J'ai su pour la première fois, que ma mère était malade, le jour où mon père rejeta le poisson à la mer. Ce soir-là nous eûmes faim, pour que nous comprenions ce qu'est le vide nous dit-il.
[Mémoires d’une Geisha]
Il n'y a que deux choses qui soient infinies :
La féminité et les moyens d'en a-bu-ser !
[Nikita]
- Je sais pas ce qui me retient de te casser la gueule tiens !
- La trouille non ?
- Ouais ça doit être ça.
[Les Bronzés Font du Ski]
Je vous ai déjà dit cent fois de ne pas tuer la couturière avant qu'elle ait fini votre robe. Un peu de sens pratique, que diable !
[Entretien Avec un Vampire]
Vous êtes cons, ça fait plaisir à voir.
[O Brother]
Beaucoup de ce qui existait jadis est perdu, car aucun de ceux qui vivent aujourd'hui ne s'en souvient.
[Le Seigneur des Anneaux]
Au secours ! Il y a un Pek qui me menace, il a un gland dans la main !
[Willow]
Encore dans un souci de vérité, si vous cherchez un coupable, regardez seulement dans un miroir.
[V pour Vendetta]
Un cadeau de moi à moi ! Mais comment me remercier ?
[Kuzco, l’Empereur Mégalo]
Celui qui sauve une vie sauve l'humanité toute entière.
[
- ... Et on m'appellera Prince des Flammes ...
- Eh ! Prince des Flammes, t'as la queue qui crame !
[L’Age de Glace]
C'est qu'une fillette ! Je crois qu'on est de taille... J'ai envoyé deux unités, ils vont redescendre avec elle !
- Non, lieutenant, vos hommes sont déjà morts !
[Matrix]
La capote, c'est le soulier de vair de notre génération. On l'enfile quand on rencontre une inconnue, on "danse" toute la nuit, et puis on la balance.
[Fight Club]
- Pourquoi est-ce que tu risques ta vie pour moi ?
- Parce que mon cheval t'aime bien.
[Hidalgo]
- Comment sait-on si les enfants sont bien arrivés ?
- Et bien écoutez Monsieur je vous propose d'écouter la radio. Généralement ils préviennent quand il y a un accident...
[Nos Jours Heureux]
De toute façon, c'était pas ma vraie sœur, juste une demi-sœur. Et pas la meilleure moitié en plus de ça.
[Léon]
- J'ai aimé mon garçon depuis le moment où il a ouvert les yeux jusqu'au moment où tu les lui as fermés. Laisse-moi laver son corps ! Laisse-moi dire des prières, laisse-moi lui mettre des pièces sur les yeux pour le passeur !
- Si je te laisse sortir d'ici, si je te laisse le prendre, ça ne changera rien. Tu seras toujours mon ennemi au matin.
- Tu es toujours mon ennemi ce soir. Mais même des ennemis peuvent se respecter.
[Troie]
Mais que vais-je devenir? Je suis ministre, je n'sais rien faire !
[La Folie des Grandeurs]
Moi je suis malhonnête. Et on sait qu'un homme malhonnête le restera quoi qu'il arrive. Honnêtement, c'est des hommes honnêtes dont il faut se méfier, parce qu'on peut jamais prévoir à quel moment ils feront un truc incroyablement... stupide.
[Pirates des Caraïbes]
Le mal triomphe toujours car le bien ne peut pas faire de mal !
[
Si un homme veut me surprendre, il faut qu'il soit plus rapide, et surtout qu'il n'ait pas le vent dans le dos s'il a mangé de l'ail.
[Robin des Bois, Prince des Voleurs]
Tu as le dos aussi tordu que l'esprit d'un politicien.
[Forrest Gump]
- Attends moi. Je serai là le temps de dire "tarte aux myrtilles".
- Tarte aux myrtilles !
- Peut-être pas si vite...
[Pulp Fiction]
Allons, allons, calmez-vous, c'est pas si terrible. Vous n'êtes pas si laide, enfin bon bon, je vais pas vous mentir vous êtes très laide... Mais vous vous l'êtes que la nuit, Shrek lui, il est moche tout le temps.
[Shrek]
J'ai vu toute ma vie défiler devant mes yeux. C'était ennuyeux !
[Chicken Run]
21 mai 2009
Divers
"L'âme sera d'autant plus ferme,
Plus hardi le cœur,
Plus grand le courage
Que diminue notre force."
> Poèmes héroïques du vieil-anglais
> La Bataille de Maldon
> Traduction de André Crépin
° ° ° ° ° °
° ° ° ° ° °
Il y a peu de temps, j'ai retrouvé des journaux intimes que j'écrivais quand j'étais au collège...
Outre le fait que j'étais prétentieuse, égoïste, stupide et que je m'exprimais mal, j'ai pu retrouver quelques souvenirs et anecdotes assez sympathiques que ma mémoire avait perdus.
Voici un extrait qui m'a rappelé que l'une de mes profs de français, en plus d'être ennuyeuse et de se tripoter un peu partout (je vous passe les détails) ne cessait de nous raconter sa vie :
"Ma prof de français a vraiment trop de mal ! Aujourd'hui, on a étudié un texte débile (une autobiographie). Le mec disait qu'il se souvenait des scoubidous et des pubs de shampoing Dop (aucun rapport), et on devait faire pareil avec nos propres souvenirs. La prof nous a donné des exemples qui lui étaient arrivés à elle : elle a appelé son dentiste Madame, elle a pris le caddie de quelqu'un d'autre au supermarché et, en voulant ramener un collègue chez lui, elle ouvre une voiture et se rend compte que ce n'est pas la sienne ! Elle est vraiment grave !"
On remarque ici la pauvreté du langage d'une collégienne de base, l'intérêt inouï des cours de français au collège et, lorsqu'on lit le "chef-d'œuvre" en entier, la morale très fine de l'ado relevée par la prof de philo : "les adultes c'est tous des CONS !!!"
° ° ° ° ° °
Sinon, voici les documents présentés au test de l'école d'architecture.
Le montage :
Le premier texte (celui que j'ai choisi) :
"Pendant une certaine saison au Texas, à la tombée de la nuit, il y a des troncs d'arbre qui semblent phosphorescents. Ils émettent une vague lumière cristalline. En regardant de plus près, on s'aperçoit que les troncs d'arbre sont entièrement couverts de carapaces abandonnées, qui enveloppaient autrefois le corps de certains insectes. Fait surprenant, ces carapaces sont intactes. Elles ont même forme que lorsque l'intérieur était habité par leur propriétaire d'origine, à une différence près.
L'intérieur est vide et la forme extérieure ressemble à une radiographie qui produit l'effet lumineux. Soudain, on entend un concert de bruits qui provient des feuilles sombres, en haut. C'est le bruit des insectes cachés dans l'arbre sous leur nouvelle forme métaphysique. Le plus étrange, c'est que l'on peut voir les carapaces des insectes s'aggripper à l'arbre, ces carapaces vides, ces formes que la vie a désertées. Tandis que l'on fixe son regard sur ces apparitions, on entend le bruit des insectes sous leur nouvelle forme, cachés dans les arbres."
> John Hejduk
> L'architecture en théorie
Le deuxième (et dernier) texte :
"Mais juste après le pont, l'autoroute s'interrompt, inachevée pour le moment, et je suis dévié dans un quartier paisible des classes moyennes, dévié dans un après-midi de printemps dans le Sud. Des vieux pneus découpés et blanchis à la chaux renferment des fleurs aux couleurs vives, j'aperçois des cabanes biens alignées, propres et droites, aussi dignes et figées que les visages des vieilles femmes des collines. Les rues sont défoncées comme après de petites explosions, constellées de petites taches aux endroits où la terre a filtré à travers l'asphalte, et là où la chaussée fait défaut, où les arbres sont givrés de poussière, de jeunes enfants déhanchés, magnifiquement désœuvrés, étanchent la poussière avec des tuyaux d'arrosage, tandis que leurs parents se reposent tranquillement sous des vérandas affaissées. Ce sont les maisons des hommes qui déblaient la merde au nom du commerce et de l'industrie, ceux-là même qui ont été abandonné par le monde moderne qui jaillit comme de l'ambroisie dans toute la ville. Peut-être est-ce mon romantisme, ma nostalgie pour l'Amérique rurale des petites villes avant qu'elle ne soit contaminée par la télévision qui me fait penser que ça leur est égal.
Et peut-être que Houston se considère uniquement comme une ville."
> James Crumley
> Promenade dans Houston
° ° ° ° ° °
Occupations en cours de physique et d'SVT...
[Le premier et unique sudoku niveau difficile que j'ai réussi de ma vie ^^]
Dessins de la Fouine et moi : l'une fait un gribouillis au pif sur la feuille, et l'autre doit en faire un dessin...
Ça donne des choses de ce genre :
[(après chirurgie esthétique... je serais elle je porterais plainte^^)]
> Dessin de moi
> Dessins de La Fouine
> Dessins de moi

[-> tire-bouchon qui a souffert]
> Dessin de La Fouine
> Dessins de La Fouine
> Dessins de moi

[un pôv' type déguisé qui vient de se faire aplatir]
> Dessin de La Fouine

[Je crois que la légende est suffisamment claire ^^]
> Dessin de moi

[un homme du futur et une mouche qui a bu]
> Dessins de La Fouine

[LUCKY LUKE LOUPÉ et extra-terrestre à intelligence supérieure]
> Dessins de moi
> Dessins de La Fouine

[<-cicatrice de ouf et super musculman]
> Dessin de moi

[partouze animale et A taaaable !]
> Dessin de La Fouine

[pelle qui creuse ta tombe pour quand je t'aurais rasée puis étouffée avec tes cheveux]
> Dessin de moi
> Bien sûr, la légende s'adresse à La Fouine
> Vengeance pour je ne me rappelle plus quoi
> Mais amplement méritée en tout cas ^^
> Ah si, ça me reviens
> Mais c'est pas racontable GRRR >:(

[ma tenue pour être présentable dans la tombe]
> Dessin de La Fouine ^^

[ver de terre qui a la langue qui brûle]
> Dessins de moi

[BUBBLE -> elle a oublié un B, quelle honte !]
> Dessin de La Fouine

[REX attend sagement son maître]
> Dessin de moi
Voilà !
Enfin, les autres je ne les ai pas sur moi, je verrais si on me supplie assez pour que je les mette plus tard ^^
Les derniers dessins en date...
Arts plastiques :
Citation de Impression Soleil Levant de Claude Monet :
[Le vrai tableau]
Ma citation :
[Citation par des mots d'un tableau qui est devenu célèbre à cause d'un mot (impression)]
***
Architecture :
Dessin d'un intérieur avec colonnes jaune d'or et motifs en lino rouge au sol et au plafond, murs peints en rouge et fenêtres rondes :
20 mai 2009
Lacrymal Circus

Une vieille deux chevaux qui tousse
Des mères et des prospectus
Ce soir 20h venez tous,
Entrez au lacrymal circus
J'étais seul et je cherchais
Un abri contre la bruine
J'ai pris ma place au guichet
D'une roulotte qui tombe en ruine
Au lacrymal circus,
On y voit c'qu'on veut y voir,
Ce soir des cumulus
Jettent sur ma vie une ombre ivoire
Et je vois dans les tentes rouges et or
Quelques vieilles connaissances
Des souvenirs qui collent au corps
Comme une vapeur d'essence
Et j'ai froid
Un vieux lion à bout de forces
A cligné 3 fois des yeux
Il me disait je crois en morse
J'peux pas sauter j'ai peur du feu
Puis un clown neurasthénique
A pleuré sur mon épaule
J'ai beau faire mes gags scéniques,
Mais quand je tombe je suis pas drôle
Au lacrymal circus,
On y voit c'qu'on veut y voir,
Ce soir des cumulus
Jettent sur ma vie une ombre ivoire
Et je vois dans les tentes rouges et or
Quelques vieilles connaissances
Des souvenirs qui collent au corps
Comme une vapeur d'essence
Un étrange ballet équestre
Hennissements et ruades
Y a qu'un tambour à l'orchestre
Tous les cuivres sont malades
Ceux qui soufflent n'ont plus d'air
Il ne reste que ceux qui tapent
> Lacrymal Circus
> Renan Luce
Beau jour
Entretien de fou à l'école d'architecture de Rouen (ou plutôt Darnétal mais si je dis ça personne ne va savoir où c'est ^^)
Pour ceux qui se posent la question "est-ce que ça s'est bien passé ?", la réponse est "non !"
J'explique :
On était tous convoqués à 12 h 30 pour un écrit d'une heure : en fait on avait le choix entre un montage-photo et deux textes, on devait prendre un des documents et faire un dessin et/ou un texte dessus, en se limitant à une feuille format raisin... Jusque là, ça allait...
Après on entrait dans une grande salle où on apprenait l'heure de nos convocations à l'entretien : moi pas de bol, je tombe à 15 h 30, dernière de la liste des arrivants de 12 h 30...
Sauf qu'en fait, mes jurys avaient plus d'une heure de retard, donc une bonne après-midi à stresser comme une malade =/
Une fois (enfin) en face des jurys, ceux-ci me demandent de me présenter en quelques mots, en précisant bien : "Quand on te pose une question tu réponds avec des réponses courtes, claires et précises"...
Bon, ok je m'exécute...
Après quoi, ils me font "si tu as des travaux à nous montrer, tu peux les sortir", alors je commence à sortir ce que j'avais emmené, et ils s'empressent d'ajouter : "N'en sort pas trop, on n'a pas le temps, il faut aller à l'essentiel"... Bon bah d'accord, dites-le si je vous fais chier !
Un peu plus tard, la bonne-femme me demande c'est quoi pour moi le métier d'architecte. Je lui demande : "Vous voulez dire, comment je l'imagine ?", et elle me répond "Non, ma question était très claire, qu'est-ce que c'est pour toi le métier d'architecte ?"
Bon ben ça va, aimable -_-'
Alors je lui sors une réponse relativement complète, et elle me balance une réplique avec le regard qui tue : "oui, en gros l'architecte c'est quelqu'un qui sait s'imposer"
Réflexion à ne pas prendre pour soi bien sûr -_-'
Et puis de toutes façons, ce que je leur montrais n'avait pas l'air de bien les intéresser =(
En gros, le mec ne disait rien et regardait ailleurs, pendant que la bonne femme me cassait, et voilà.
17 mai 2009
=D
Extrait de mon livre d'SVT :
La castration d'un homme ne rend pas seulement stérile, mais entraîne une profonde modification des caractères sexuels secondaires et une disparition de la libido*.
*Libido : terme ayant ici à peu près le sens de désir sexuel.
A peu près parce que c'est peut-être pas tout à fait ça =)
Ici parce qu'ailleurs ça peut peut-être avoir un autre sens ^^
° ° ° ° °
Phrase du prof d'histoire :
"Il vous a emmenés voir ce film-là et pas le Seigneur des Anneaux parce qu'il est prof d'italien et pas prof de Mickey Mouse"
> Moi chuis volontaire pour faire l'option Mickey Mouse =)
16 mai 2009
Philo...
Voici un texte que nous a distribué la prof de philo :
ELERAMA : A quoi sert la jupe?
PIERRE BOURDIEU : C'est très difficile de se comporter correctement
quand on a une jupe. Si vous êtes un homme, imaginez-vous en jupe, plutôt courte, et
essayez donc de vous accroupir, de ramasser un objet tombé par terre sans bouger de votre
chaise ni écarter les jambes... La jupe, c'est un corset invisible, qui impose une tenue
et une retenue, une manière de s'asseoir, de marcher. Elle a finalement la même fonction
que la soutane. Revêtir une soutane, cela change vraiment la vie, et pas seulement parce
que vous devenez prêtre au regard des autres. Votre statut vous est rappelé en
permanence par ce bout de tissu qui vous entrave les jambes, de surcroît une entrave
d'allure féminine. Vous ne pouvez pas courir ! Je vois encore les curés de mon enfance
qui relevaient leurs jupes pour jouer à la pelote basque.
La jupe, c'est une sorte de pense-bête. La plupart des injonctions culturelles sont ainsi
destinées à rappeler le système d'opposition (masculin/féminin, droite/gauche,
haut/bas, dur/mou...) qui fonde l'ordre social. Des oppositions arbitraires qui finissent
par se passer de justification et être enregistrées comme des différences de nature.
Par exemple, avec " tiens ton couteau dans la main droite ", se transmet toute
la morale de la virilité, où, dans l'opposition entre la droite et la gauche, la droite
est " naturellement " le côté de la virtus comme vertu de l'homme
(vir).
TRA : La jupe, c'est aussi un cache-sexe?
P.B. : Oui, mais c'est secondaire. Le contrôle est
beaucoup plus profond et plus subtil. La jupe, ça montre plus qu'un pantalon et c'est
difficile à porter justement parce que cela risque de montrer. Voilà toute la
contradiction de l'attente sociale envers les femmes : elles doivent être séduisantes et
retenues, visibles et invisibles (ou, dans un autre registre, efficaces et discrètes). On
a déjà beaucoup glosé sur ce sujet, sur les jeux de la séduction, de l'érotisme,
toute l'ambiguïté du montré-caché. La jupe incarne très bien cela. Un short, c'est
beaucoup plus simple: ça cache ce que ça cache et ça montre ce que ça montre. La jupe
risque toujours de montrer plus que ce qu'elle montre. Il fut un temps où il suffisait
d'une cheville entr'aperçue!...
TRA : Vous évoquez : une femme disant: " Ma mère
ne m'a jamais dit de ne pas me tenir les jambes écartées " et pourtant, elle savait
bien que ce n'est pas convenable " pour une fille "... Comment se reproduisent
les dispositions corporelles ?
P.B. : Les injonctions en matière de bonne conduite sont
particulièrement puissantes parce qu'elles s'adressent d'abord au corps et qu'elles ne
passent pas nécessairement par le langage et par la conscience. Les femmes savent sans le
savoir que, en adoptant telle ou telle tenue, tel ou tel vêtement, elles s'exposent à
être perçues de telle ou telle façon. Le gros problème des rapports entre les sexes
aujourd'hui, c'est qu'il y a des contre sens, de la part des hommes en particulier, sur ce
que veut dire le vêtement des femmes. Beaucoup d'études consacrées aux affaires de viol
ont montré que les hommes voient comme des provocations des attitudes qui sont en fait en
conformité avec une mode vestimentaire. Très souvent, les femmes elles-mêmes condamnent
les femmes violées au prétexte qu'" elles l'ont bien cherché ". Ajoutez
ensuite le rapport à la justice, le regard des policiers, puis des juges, qui sont très
souvent des hommes... On comprend que les femmes hésitent à déposer une plainte pour
viol ou harcèlement sexuel...
TRA : Être femme, c'est être perçue, et c' est alors le
regard de I'homme qui fait la femme?
P.B. : Tout le monde est soumis aux regards. Mais avec plus
ou moins d'intensité selon les positions sociales et surtout selon les sexes. Une femme,
en effet, est davantage exposée à exister (Et ici la lectrice dit : "à exci... euh, à exister" et la prof se voit contrainte de continuer la lecture toute seule) par le regard des autres. C'est
pourquoi la crise d'adolescence, qui concerne justement l'image de soi donnée aux autres,
est souvent plus aiguë chez les filles. Ce que l'on décrit comme coquetterie féminine
(l'adjectif va de soi !), c'est la manière de se comporter lorsque l'on est toujours en
danger d'être perçu.
Je pense à de très beaux travaux d'une féministe américaine sur les transformations du
rapport au corps qu'entraîne la pratique sportive et en particulier la gymnastique. Les
femmes sportives se découvrent un autre corps, un corps pour être bien, pour bouger, et
non plus pour le regard des autres et, d'abord, des hommes. Mais, dans la mesure où elles
s'affranchissent du regard, elles s'exposent à être vues comme masculines. C'est le cas
aussi des femmes intellectuelles à qui on reproche de ne pas être assez féminines. Le
mouvement féministe a un peu transformé cet état de fait - pas vraiment en France la
pub française traite très mal les femmes ! Si j'étais une femme, je casserais ma
télévision ! - en revendiquant le natural look qui, comme le black is
beautiful, consiste à renverser l'image dominante. Ce qui est évidemment perçu
comme une agression et suscite des sarcasmes du genre " les féministes sont moches,
elles sont toutes grosses"…
TRA : Il faut croire alors que, sur des points aussi
essentiels que le rapport des femmes à leur corps, le mouvement féministe n'a guère
réussi.
P.B. : Parce qu'on n'a pas poussé assez loin
l'analyse. On ne mesure pas l'ascèse et les disciplines qu'impose aux femmes cette vision
masculine du monde, dans laquelle nous baignons tous et que les critiques générales du
" patriarcat " ne suffisent pas à remettre en cause. J'ai montré dans La
Distinction que les femmes de la petite bourgeoisie, surtout lorsqu'elles
appartiennent aux professions de " représentation ", investissent beaucoup, de
temps mais aussi d'argent, dans les soins du corps. Et les études montrent que, de
manière générale, les femmes sont très peu satisfaites de leur corps. Quand on leur
demande quelles parties elles aiment le moins, c'est toujours celles qu'elles trouvent
trop " grandes" ou trop " grosses " ; les hommes étant au
contraire insatisfaits des parties de leur corps qu'ils jugent trop " petites " (Et là la lectrice ne peut pas finir la lecture parce qu'elle pleure de rire, et nous on est content de ne pas avoir été désigné pour lire le texte ^^).
Parce qu'il va de soi pour tout le monde que le masculin est grand et fort et le féminin
petit et fin. Ajoutez les canons, toujours plus stricts, de la mode et de la diététique,
et l'on comprend comment, pour les femmes, le miroir et la balance ont pris la place de
l'autel et du prie-dieu.
Et on aimerait bien savoir pourquoi la prof de philo nous fait lire des trucs pareils !












